Publié en janvier par le centre d’étude et de prospective du
Ministère de l’agriculture, la note de veille n°42 intitulée «
Agriculture biologique et circuit court en restauration collective » apporte de nombreuses pistes pour permettre aux municipalités de s’approvisionner en bio, et insiste sur l’intérêt de passer par des
circuits courts pour diminuer le surcoût.
Le maire de
Lons-le-Saunier a par exemple témoigné de la possibilité de fournir l’ensemble de la restauration publique collective en produits biologiques à un prix équivalent à celui payé pour des produits issus de l’agriculture conventionnelle, soit environ
1,80 euro par repas, pour un volume annuel de 1,2 million de repas, répartis sur 50 communes et leurs diverses institutions : écoles, hôpitaux, maisons de retraite, administrations.
La mise en place de filières successives de produits bio a pu se faire grâce à la relation nouée par la commune de Lons-le-Saunier avec les agriculteurs des environs. La note de veille insiste également sur le
fractionnement des appels d’offre en fonction des produits, en respectant un accord-cadre passé préalablement, et met en avant l’initiative de
Toulouse, qui passe par des appels d’offre portant sur de petits volumes pour permettre à des groupements de producteurs locaux d’y répondre sans prendre le risque de ne pas honorer leurs engagements et sans enfreindre le code des marchés publics.
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