L'association "Générations Futures" (ex-
MDRGF) a lancé une campagne sur «
Environnement et Cancer » en partenariat avec
HEAL (Health & Environment Alliance), le
RES (Réseau Environnement Santé) et le
WWF-France. Le premier volet de cette campagne comporte une enquête sur l’exposition de la population, par
l’alimentation, à des
substances chimiques suspectées d’être cancérigènes.
L'enquête s'est intéressée aux questions suivantes: A
combien de substances chimiques différents sommes nous exposés dans une journée par notre alimentation ? A quel type de substances ? Les
seuils fixés par les agences officielles sont-ils respectés ? Combien de substances soupçonnées d’être
cancérigènes et/ou perturbant le système endocrinien ingérons nous de manière quotidienne ?
Les résultats des analyses effectuées par Générations Futures montrent que dans la quasi-totalité des cas, les
seuils légaux (normes, limites) sont
respectés pour chaque substance prise individuellement, mais en même temps, on retrouve dans notre alimentation, un
nombre important de molécules différentes susceptibles d’avoir des propriétés cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien.
Le MDRGF lance un appel pour trouver des moyens de
réduire de manière substantielle
l’exposition,
notamment alimentaire, de la population aux substances chimiques suspectées d’être cancérigènes et/ou pouvant perturber le système endocrinien. Il estime que « Cet objectif est atteignable. Pour nombre de ces substances des solutions de substitution existent déjà. Ainsi pour ce qui est des
pesticides et des additifs, la production d’aliments sans résidus est possible comme le prouve
l’agriculture biologique. »
Les analyses ont porté sur le contenu de
menus types pris par un
enfant de 10 ans dans une journée. Toutes les denrées alimentaires, non biologiques, ont été achetées entre juillet et septembre dans des supermarchés de l'Oise et de Paris. Trois repas types et un goûter ont été composés à partir de ces aliments, en suivant les recommandations du ministère de la santé. Ils contenaient notamment cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau.
Les plateaux ont été examinés par plusieurs laboratoires accrédités par les autorités françaises. Les résultats : "
81 substances chimiques, dont
42 sont classées
cancérigènes possibles ou probables, 5 substances classées cancérigènes certaines et 37 substances susceptibles d’agir comme perturbateurs endocriniens ", résume l’enquête de Générations futures. Le
beurre et le
lait du petit-déjeuner contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles. Dans le déjeuner, l'étude pointe du doigt la présence de résidus dans le
steak haché, le
thon en boîte, les pesticides utilisés pour les légumes ou les substances chimiques dans le
chewing-gum.
Télécharger le rapport complet de 35 pages
ici.