L'association «
Familles Rurales » a publié, le 24 août dernier, les résultats de son "Observatoire des prix des fruits et légumes 2010" et constaté que les fruits et légumes bio seraient en moyenne 70% plus chers que les fruits et légumes conventionnels.
Ces résultats ont déclenché une avalanche de
réactions chez divers organismes Bio qui dénoncent d'une part la
méthodologie de l'étude et les chiffres avancés et de d'autre part l'absence d'une réelle
analyse des raisons pour les écarts de prix.
A l'instar de la FNAB et du réseau
Biocoop, l'Interprofession des fruits et légumes (
Interfel), dans son communiqué de presse du 25 août, conteste les chiffres et parle d'un écart de seulement 23% pour les légumes bio et 16% pour les fruits bio.
Dans sa « lettre ouverte aux associations de consommateurs » du 26 août,
Dominique Marion, président de la
FNAB souhaite « ...lever le voile sur la
valeur des produits agricoles sans opposer économie et environnement. Il y a un
malaise sociétal dès lors que le citoyen doit être un
consommateur de court terme et un
citoyen de long terme. Des
solutions structurelles existent pour changer les choses et cesser d'opposer les producteurs aux consommateurs. »
L'enquête de Familles rurales a été menée cet été pendant deux semaines seulement, à la mi-juin et à la mi-juillet, dans 38 départements sur un panel de 8 fruits et de 8 légumes. Déjà en janvier dernier, l' UFC-Que Choisir avait pointé du doigt la cherté des prix bio en grandes surfaces avec des marges anormalement supérieures à celles des produits conventionnels (lire notre
brève du 1er février 2010) .