Selon
agrisalon, la grande distribution française « ...popularise le bio, au risque de le dénaturer. » Dans un article du 30 mai, le newsletter estime que la « … grande distribution
surfe sur la vague bio en proposant des produits à
prix cassés, une démocratisation bienvenue, mais qui suppose un recours massif aux
importations et fait craindre aux producteurs de se voir
imposer des tarifs ne leur permettant pas de vivre. »
Sont avancés comme arguments le fait que les grandes et moyennes surfaces (GMS) distribuent aujourd'hui 45% de l'alimentation biologique en France et qu'elles réalisent un "effort important pour
compresser ses coûts" tout en refusant de dire sur
quels coûts a porté cet effort. Deuxième élément :
l'offre de produits bio français étant
inférieure à la
demande, « … cette offensive de la grande distribution va se traduire par une hausse des importations, qui représentent déjà 38% des produits consommés. »
Agrisalon s'interroge : « Acheter bio importé, ou local non bio? Tel est le dilemme pour un nombre croissant de consommateurs, dont certains, qui se surnomment les "
locavores", privilégient clairement la deuxième option. »
Selon
Philippe Collin, porte-parole de la
Confédération Paysanne et de
Dominique Marion, président de la
FNAB, "... les GMS imposent à l'agriculture biologique les normes et le modèle de développement qu'elles ont réussi à imposer à l'agriculture conventionnelle."
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