Coexistence OGM : comment gérer un territoire comme un bien commun ?

Source: INRA-SAD

 

L'INRA a publié les résultats d'un travail de recherche sur la manière dont les entreprises concurrentes s'organisent pour gérer collectivement la présence ou l’absence des OGM dans la filière maïs.

Mettre en place une coexistence entre OGM et non OGM au niveau des aires de production requiert une gouvernance qui implique l’ensemble des parties prenantes de ces territoires. En tant que premiers gestionnaires des aires de production agricole, les entreprises de collecte et de stockage (ECS) sont à cet égard des opérateurs clés. A travers des cas d'étude sur trois territoires agricoles (Alsace, Sud-Ouest et Rhône-Alpes), la recherche de l'INRA s'est appuyée sur la notion de coopétition, pour rendre compte des stratégies collectives entre des organisations en concurrence directe et en situation d'interdépendance.

Ce travail a été conduit avec un double objectif : identifier les déterminants des stratégies collectives entre les ECS et caractériser les modes d’interaction et de gouvernance mis en œuvre sur les territoires. La recherche montre que les ECS parviennent, selon des configurations organisationnelles variées, à fédérer, coordonner ou influencer l'ensemble des opérateurs pour gérer la présence ou l’absence des OGM au niveau des territoires.

Le travail a été réalisé dans le cadre d'une thèse associant l'UMR Sadapt (Unité Mixte de Recherche Sciences action développement - activités produits territoires) et le Larequoi (Laboratoire de recherche en management de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Il a été mené grâce au soutien financier de l'Agence nationale de la recherche (ANR).

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07.06.2011

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