Bruxelles autorise les huiles d'olives désodorisées
Source: SlowFood
Dans son communiqué de presse du 25 février 2011, Slow Food prend position par rapport à la récente évolution réglementaire sur la désodorisation des huiles d'olives.
"Une huile qui a besoin d'être désodorisée est une huile de mauvaise qualité. Il est inacceptable qu'un procédé chimique jusqu'à present interdit pour les huiles extra-vierges soit autorisé pour permettre à un produit modifié, que le consommateur ne sera pas capable de reconnaître en regardant l'étiquette, d'être mis sur le marché" a déclaré Carlo Petrini, président international de Slow Food et conclu que „la présence d'huiles désodorisées doit au moins être indiquée sur l'étiquette, en vertu du droit du consommateur à l'information et à la santé ».
Le nouveau règlement communautaire qui entrera en vigueur au 1er avril autorise la vente d'huile sous la dénomination "extra-vierge" du moment qu'elle ne contient pas plus de 150mg/kg d'esters d'alkyle, des composés chimiques qui se forment dans les produits de mauvaise qualité. Cette norme risque d'ouvrir grand les portes des marchés européens à des mélanges d'huiles de qualité douteuse, puisqu'une huile obtenue à partir d'olives saines pressées immédiatement après la récolte contient au maximum 10 à 15 mg/ kg d'ester d'alkyle, un taux qui peut exceptionnellement monter jusqu'à 30.
11.03.2011