On attendait depuis longtemps la définition précise et officielle des règles de coexistence des filières OGM et non-OGM. Le 17 janvier, le
Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) a présenté l’avis de son comité scientifique sur cette coexistence.
Plusieurs organisations environnementales, apicoles, et paysannes (
FNAB, FNE, Confédération Paysanne, Amis de la Terre, UNAF, Greenpeace) considèrent que cet avis du HCB "… passe à côté de nombreux problèmes existant sur le terrain et ne fournit pas de réponses aux questions préalables à la réalisation d’une coexistence durable. Outre que l’avis se fonde majoritairement sur des études financées par les firmes, il
occulte gravement la problématique de l’apiculture."
Par ailleurs, le Comité scientifique propose de
tolérer 0.1% de contamination dans les
semences paysannes. Or, selon les organisations signataires, "… une semence re-contaminée chaque année à un taux de 0,1% dépassera très vite le seuil de 0,9 % déclenchant l’obligation d’étiquetage OGM et les agriculteurs devront abandonner leurs variétés locales "sans OGM". Le rapport va jusqu’à proposer de modifier la manière de calculer les contaminations, afin d’en diminuer le taux. Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on arrête la fièvre."
Les organisations environnementales appellent le gouvernement à se donner les moyens de
réaliser les études scientifiques permettant de confirmer ou d’infirmer les « doutes » persistants sur l’impact sanitaire, environnemental et économique des OGM avant d’envisager la moindre autorisation de culture.
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