Selon les dernières informations transmises par différentes stations de radio tout comme par le journal Süddeutsche Zeitung,
les graines germées seraient selon les autorités sanitaires allemandes, bien à l'origine de l'épidémie E.coli entérohémorragique (Eceh). Pas de preuves irréfutables, mais l'Institut Robert Koch (RKI) a remonté la piste de la chaîne d'approvisionnement et a annoncé officiellement que la contamination provenait avec quasi-certitude, de graines germées.
L'alerte concernant la consommation de tomates, concombres ou salades crus,
a été levée.
Nous sommes en présence d'un faisceau d'indices : L'Institut Fédéral pour l'Évaluation des Risques, le Ministère de l'Environnement et de la Protection des Consommateurs, ainsi que l'Institut Robert Koch ont mené une enquête approfondie auprès de cinq groupes de touristes et diverses associations. Sur les 112 personnes interrogées, 19 s'étaient rendues à la même date dans le même restaurant. C'est en consultant des documents tels que les menus commandés, les factures établies, les informations transmises par les cuisiniers et des photos , que l'on a pu établir que les clients qui avaient consommé des graines germées avaient encouru un risque neuf fois plus élevé que les autres, de tomber malades. En remontant la chaîne alimentaire, les enquêteurs ont resserré l'étau autour de
l'exploitation agricole en Basse-Saxe à Bienenbüttel, piste déjà évoquée précédemment par les autorités sanitaires (
cf. information précédente). C'est par le biais d'une 'série d'indices', qu'ils ont pu établir un lien entre l'exploitation agricole Naturland fermée depuis lors, et les 26 endroits où l'épidémie s'est déclarée.
Entre-temps, on a trouvé la bactérie Eceh de la souche 0104 dans
un sachet de graines germées antérieur à l'épidémie, dans une famille où mère et fille étaient tombées malades après en avoir consommé. Tous les produits de la ferme ont été retirés de la vente. On dénombre à l'heure actuelle 30 cas de décès en Allemagne.