Dans un communiqué de presse du 3 mai, intitulé « La certification «agriculture biologique» ou «commerce équitable»: un marché au détriment de la biodiversité et des droits de l'Homme. », l'association
Minga met en exergue les
dérives des pratiques de
certification dans les secteurs de
l'agriculture biologique et du
commerce équitable.
Minga
– regroupement d'entreprises, d'associations et de particuliers français – regrette que « Depuis plusieurs années, les
gouvernements se
déchargent de plus en plus sur des organismes privés des missions qui sont normalement les siennes, notamment pour le respect de la législation en matière de consommation. »
Selon Minga, « Les certifications réduisent à un
argument de vente l'engagement pour des pratiques agricoles plus respectueuses de la biodiversité et des pratiques commerciales plus équitables. Elles contribuent à l'usure des mots, réduisent les idées en slogans publicitaires et participent du contrôle non réglementaire de la mise en marché. » Minga critique particulièrement les pratiques chez
Ecocert et
Flocert (organisme certificateur entre autres de la marque Max Havelaar) et les accuse de jouer « … le jeu de la
biopiraterie, de la
privatisation du vivant, de la
déforestation, de
l'accaparement des terres et du vivant par des multinationales. ». Minga avance l'exemple de
l'huile de palme Bio colombienne et d'une gamme de friandises d'origine indonésienne du groupe
Nestlé.
Les membres de Minga souhaitent proposer une alternative à cela en proposant une
évaluation collective des pratiques économiques : dans la lignée des SGP, Minga met en œuvre le
SGAP (Système de Garantie et d’Amélioration Participatif) qui mobilise les acteurs concernés (les fournisseurs, les travailleurs, les communautés, clients y compris), autour de l’évaluation d’une filière.
En savoir plus sur le SGAP et lire le communiqué de presse
ici.