Quelques jours avant la publication, par l’Agence Bio, des chiffres officiels sur la filière bio française, l’hebdomadaire « Le Point » publie un article sur l’état de la filière bio française en s’appuyant sur les témoignages entre autres de
Philippe Mérillon, chef du service de la stratégie agroalimentaire au ministère ;
Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio ;
Stéphane Bellon, coordinateur du programme bio à l’Inra ;
Vincent Perrot de la Fédération nationale des agriculteurs biologiques ;
Gilles Baucher, directeur des marques propres Monoprix et
Delphine Courtier, directrice du marketing chez Picard.
Selon Le Point, « le premier pays agricole d’Europe a
raté le virage bio » car « les Français adorent le bio », mais « paradoxalement, la deuxième puissance agricole de la planète est
incapable de fournir du bio. Les distributeurs sont donc contraints d’importer massivement. » Le Point s’interroge ainsi aussi sur la capacité de la production bio française à fournir des produits bio adaptés aux besoins des distributeurs. Exemple : exception faite du brocoli, le reste des légumes bio chez Picard est « acheminé par route depuis l’Italie, mystérieusement capable, elle, de
produire du beau bio ».
Selon Philippe Mérillon, chef du service de la stratégie agroalimentaire au ministère de l’agriculture, les paysans devront se convertir massivement pour rattraper ce retard : « Le bio ne doit plus être un choix idéologique, il doit s’imposer dans le circuit de
distribution classique […]. Le mouvement bio souffre de son image. Que chacun produise dans son coin, c’est peut-être bien, mais les grandes enseignes de distribution ne peuvent rassembler à moindre coût les tonnes nécessaires. Voilà pourquoi elles se fournissent auprès des immenses coopératives bio du sud de l’Europe, tandis que nos paysans vendent leur production en direct à la ferme ou sur des marchés locaux. Le
Moyen Age ! »
Lire l’article complet
ici.