Agrisalon cite des producteurs bio de la Drôme qui assurent que la filière agriculture biologique française ne souffre paradoxalement d'aucune baisse de ses ventes, malgré la récente crise sanitaire liée à la bactérie ECEH.
"Il y a une tentative de déstabilisation de la filière bio, et nous attendons des soutiens publics", accuse
Julien Adda, délégué général de la Fédération nationale d'agriculture biologique (
FNAB). Alors que l'origine de l'épidémie, en Allemagne et en France, a été identifiée dans des graines germées, issues à 90 % de l'agriculture biologique, "... des
amalgames dommageables ont été faits entre une
crise bactérienne et un système de production", selon M. Adda.
L'Union européenne a décidé mardi de fermer ses portes aux graines et pousses produites en Egypte après avoir établi un lien entre un lot de fenugrec venu de ce pays et les cas allemands et français.
L'Agence nationale de sécurité alimentaire a rappelé que la
production biologique ne présente pas de risque de contamination supérieur à une production traditionnelle. Les ventes de produits bio n'ont pour l'instant pas souffert, d'après le Syndicat national des entreprises bio.
"La crise actuelle n'a aucune répercussion sur la production ou la consommation", a constaté
Marianne Camus, de l'association de producteurs locaux
Agribiodrôme : "Les clients habituels restent fidèles, mais les consommateurs occasionnels peuvent se détourner". La présidente du réseau rhônalpin d'entreprises de transformation
Bioconvergence,
Maria Pelletier, déplore qu' « on essaie encore une fois de casser le bio, alors que nous pratiquons une
transparence totale, contrairement aux autres industries agro-alimentaires ».
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