Le One World Award 2010: Soutenir Beti Minkin

Source: Bernward Geier / Colabora

Le fait que nous vivions tous ensemble sur terre à partager le même espace, a donné à Joseph Wilhelm , le pionnier allemand de l'alimentation bio et membre du comité directeur de la société Rapunzel, l'idée de créer le One World Award (en abrégé OWA). L'IFOAM, partenaire idéal et mécène en l'occurrence, parraine l'opération. Le coordonnateur en est Bernward Geier (de COLABORA-lets work together) qui a été à la tête de l'IFOAM pendant 18 ans. L'écologie, l'économie, et les aspects sociaux constituent le fondement du prix. Celui-ci récompense des projets novateurs et des personnalités qui œuvrent avec courage et engagement pour un avenir meilleur, comme par exemple donner une perspective plus positive de la mondialisation.(Photo : Beti Minkin et Bernward Geier)

 

Beti Minkin (photo) a crée aux États-Unis en 2006, la Anatolia Foundation ('Fondation d'Anatolie'). Celle-ci a pour objectif de protéger et sauvegarder l'immense biodiversité en Anatolie, dans une zone rurale, à l'aide de projets ciblés. Beti Minkin est née en Turquie où elle a grandi, mais elle a passé pour l'essentiel sa vie d'adulte aux États-Unis; la passion et l'amour de son pays natal ne l'ayant jamais quittée. Depuis les années 1990, elle se consacre entièrement à des projets durables dans des régions menacées de perdre leur diversité biologique. La vision qu'elle a de ce qu'elle fait et son enthousiasme ne peuvent que susciter de l'admiration.

Ce qu'elle appelle ses projets Tohum (en turque : graines) ont pour but de sensibiliser la population locale à l'existence d'anciennes coutumes et habitudes alimentaires. Elle exporte avec la marque alimentaire Tohum® qu'elle a créée, de l'alimentation biologique traditionnelle d'Anatolie; ce qui en retour permet à la population locale d'avoir de meilleures conditions de vie.

Le dernier projet en date, soutenu par la Fondation d'Anatolie est un vaste programme destiné à assurer la diversité agricole durable dans la région reculée de Kars en Turquie orientale. Le projet se veut de protéger toutes les variétés, en produisant de l'alimentation biologique et en maintenant la population locale dans des conditions de vie respectueuses de l'environnement. Le cœur du projet consiste à obtenir la certification biologique pour les quelques 200 agriculteurs tout en ré-introduisant d'anciennes variétés de céréales (Kavlica c'est à dire l'amidonnier (épeautre)/photo), ainsi que d'autres cultures traditionnelles importantes telles celles du lin et du blé rouge.

Le projet comprend un cycle entier de production, de l'ensemencement à la vente de produits sur le marché mondial. Les variétés anciennes menacées de disparition servent dorénavant de matières premières à la région, et de base à la production d'aliments biologiques. Une boulangerie à Kars (Photo) a l'intention de mettre bientôt sur le marché du pain pita traditionnel produit à partir de blé rouge biologique. D'autres produits à base d'épeautre et d'orge, sont également prévus.

Le projet permettra en outre de faire renaître la production de miel traditionnel de fleurs sauvages, par la reine des abeilles du Caucase, menacée d'extinction. D'autres aspects du projet portent sur l'étude scientifique de plantes médicinales locales (photo) et l'organisation de séminaires, au cours desquels les femmes du village apprendront à cultiver les plantes.

Tout le monde est très impliqué dans le projet. Les habitants se structurent en formant des organisations non-gouvernementales. Le projet rassemble des personnes de tous horizons et de compétences diverses : depuis les étudiants qui se chargent de cataloguer les plantes sauvages, en passant par les grands-mères qui partagent leurs recettes de cuisine, jusqu'aux jeunes adultes qui ont quitté la ville pour s'installer à la campagne et se lancer dans l'agriculture biologique. Les femmes ne voudraient pas manquer quelque aspect que ce soit du projet, et Beti Minkin leur sert d'exemple.

Les répercussions très bénéfiques qu'il a sur les conditions de vie sociale, économique et environnementale de la population sont indéniables. D'où l'importance de la démarche globale C'est une façon d'agir sur les comportements, en habituant les gens à protéger l'environnement, et à assurer l'équité sociale en accord avec les trois piliers du développement durable.

Bio-Marché.Info a demandé à Beti Minkin ce que de potentiels mécènes pouvaient faire pour l'aider. «Les sponsors peuvent adresser leur don soit directement à la Fondation d'Anatolie, comme c'est indiqué sur le site internet à la rubrique 'dons', soit financer individuellement un projet et commercialiser les produits». En fait deux projets bien précis ont besoin de soutien financier à l'heure actuelle :

1. Le projet amidonnier : il manque un petit entrepôt (qu'il faut donc construire) pour pouvoir y entreposer, transformer, et emballer les anciennes variétés de céréales.
2. Le projet lin. Il manque une moissonneuse batteuse.

Pour prendre contact directement avec Beti Minkin, appeler au:+(90) 531 575 1646

Pour plus d'info:

www.anatoliafoundation.org

info@anatoliafoundation.org

13.01.2011

Réagissez à cet article/Vos commentaires
Annonce publicitaire
Tradin Ber (+ Start)
Ethical Fashion Show 2012 [en savoir +]